Que choisir après le bac ???

Que choisir après le bac ???
Que fais je faire après mon bac ????
J'ai le choix entre deux choses :
- BTS en alternance à condition que je trouve l'entreprise
- BTS en cycle normal dans un lycée.

Mais voila, ses deux choix apportent des pours et des contres et je n'arrive pas à me décider.

BTS en Alternance
Les avantages :
- Je deviens financiérement plus indépendante car je travaille sous un statut salarié.
- Je serai plus compétitif sur le marché de l'emploi car j'aurai une expérience proffesionnelle que les BTS normal.

Les inconvénients :
- Les risques des heures supplémentaires car je serai considérée comme une salarié !
- Je devrais travailler plus mes cours à la maison car tout les cours d'une semaine seront encerclés en deux jours par semaine ! ( c'est le gros hic pour moi, cet inconvénient, je n'aime mais vraiment pas travaillé mes cours chez moi, mais je pense que j'arriverai à m'y forcer)


BTS en cycle normal
Les avantages :
- Je serai avec mes amis :P bon ok, c'est pas vraiment un avantage u_u.
- J'aurai tous les jours cours, se qui me permettra de plus réviser ce qui avantagera les révisions à la maison.

Les inconvénients :
- Est ce que le lycée de ma ville me prendra, et oui il y a qu'un seul établissement public qui fait mon BTS et il est reconnu pour prendre que les meilleurs et les bons dossiers u_u.

Voila j'ai mis tous les points importants qui me font hesiter entre les deux types de BTS, alors je vais vous poser une question:

avec tout ça, qu'est ce que vous choisirerez à ma place ?

# Posté le samedi 20 janvier 2007 10:03

La solitude...

La solitude...
Citations sur LA SOLITUDE...


La solitude est un enfer pour ceux qui tentent d'en sortir, elle est aussi le bonheur pour les ermites qui se cachent.
- Abe Kobo -

Voyez mon malheur et mes larmes, la solitude de mon âme, le vide affreux que vous y avez fait, et l'abandon cruel où vous me laissez!
- Jean le Rond d' Alembert -

L'amour est une sorte de butoir contre la solitude.
- Woody Allen -

Peu d'hommes s'aperçoivent de ce qu'est la solitude, et combien elle s'étend; car une foule n'est pas une compagnie, et des figures ne sont qu'une galerie de portraits, et la conversation, une cymbale résonnante, là où il n'y a point d'amour.
- Francis Bacon -

La solitude est très belle... quand on a près de soi quelqu'un à qui le dire.
- Gustavo Adolfo Bécquer -
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# Posté le mardi 16 janvier 2007 15:39

Modifié le dimanche 03 juin 2007 17:32

Otsuka Ai - Daisukidayo

Otsuka Ai - Daisukidayo

J'adore cette chanson, elle est tellement belle, mais si mélancolique.

Et vous qu'en pensez vous ?

# Posté le lundi 18 décembre 2006 13:47

Les anges qui ont perdus leurs ailes....Chapitre 2

Les anges qui ont perdus leurs ailes....Chapitre 2
Chapitre 2 :

Yugi se réveilla enfin, le soleil éclairé peu à peu son triste et sombre appartement. Il jeta un coup d'½il sur son portable afin de savoir l'heure et il constata qu'il avait un appel en absence. il regarda le numéro de l'appelant et blêmit. C'était le numéro de chez lui, que s'était-il passé là-bas, pour qu'on l'appelle ? Il hésita pendant quelques minutes et rappela. C'est une petite voix qui lui répondit et il reconnu que c'était celle de sa petite s½ur.
- Ma ptite puce, c'est Nii-san !
- Oh Nii-san, c'est quand que tu reviens ? Demanda-t-elle joyeuse.
Il sourit tristement et lui répondit :
- Pas pour le moment, ma ptite puce, Oto-san ne veut plus me voir !
- Mais pourquoi ?
Il ne pouvait pas lui dire que ce que faisait son père sur la jeune fille était malsain. Il savait que si jamais elle le découvrir, sa jeune et timide petite soeur serait à jamais détruite. C'était pour cette raison qu'il s'était fait mettre à la porte il y a 3 ans de cela. Il avait pendant longtemps supporter cela, fermant les yeux sur ce qui se passait chez lui. Mais ce soir là, il n'avait pu le supporter, son père avait dépassé les bornes. Ce fut la soirée, la plus horrible de son existence. Il se rappela que ce soir là, il était rentré assez tard à cause de son petit job qui lui permettait d'avoir de l'argent de poche. Il avait à l'époque 13 ans et sa s½ur 6. Il se souvint lorsqu'il avait ouvert la porte de leur appartement, avoir entendu la voix de sa petite s½ur suppliant leur père d'arrêter car il lui faisait mal. Il avait alors jeté son sac à terre et avait couru jusqu'à l'encadrement de la porte de la chambre de la jeune fille où il avait sentit qu'il allait rejeter son dîner. Son père fessait l'amour à sa jeune s½ur en lui ordonnant de se taire. Son sang avait fait un bond dans son corps et il avait repoussé avec toute sa force son père à terre. Le visage de sa petite s½ur était en larmes et elle s'était recroquevillée sur elle même. Ne s'occupant même pas de son père qui était tombé dans les paumes lorsqu'il avait heurté le sol. Il l'avait prit dans ses bras où elle s'était débattue, jusqu'à qu'elle remarque que s'était son frère. Elle avait alors, pleuré au creux de son épaule et celui ci l'avait amené dans la salle de bain où il l'avait lavé. Lorsqu'elle fut lavée, il l'avait installé dans son lit et lui avait murmuré qu'elle était en train de faire un cauchemar. Il ajouta que le lendemain, elle aurait vite oublié. Du moins il avait espéré qu'elle ne s'en souviendrait pas et il n'eut pas la chance de le constater. Lorsqu'il avait refermé la porte de sa chambre, il avait vu que son père s'était relevé et le regardait le regard noir. Il n'avait pas eu le temps d'éviter le coup de poing qu'il lui donna et n'avait pu répondre aux autres. Du sang était sorti de son nez, de ses lèvres et son père avait continué à le battre, jusqu'à que sa femme, revenue elle aussi de son travail de nuit à l'hôpital, ne le force à s'éloignait de lui. Son père l'avait alors envoyé balader mais il s'arrêta quand même. Il l'avait donc prit par les cheveux et foutu dehors en refermant la porte derrière lui après lui avoir crié :
- Sal bâtard, je ne veux plus jamais te revoir de ma vie !
Il était alors resté dehors et avait entendu les protestations de sa mère, qui s'arrêtèrent lorsqu'il imagina qu'il l'avait giflé violement.
- Nii-san, tu es toujours la ? demanda une petite voix du présent.
Il sortit enfin de son douloureux souvenir et murmura :
- Oui je suis toujours là, petite puce, dis moi, toi ou maman n'aurait pas essayé de me joindre hier soir ?
- Ah cela doit être maman ! Elle dort, tu veux que je la réveille ?
- Non, ça ira, mais dis moi, tu n'es pas à l'école ?
- Nii-san, on est dimanche ! Dit elle joyeusement.
Il sourit et lui dit qu'il avait oublié. Il adorait sa petite s½ur, s'était son petit soleil, s'il avait toujours voulu devenir policier c'était pour être en mesure de la protéger, mais il s'était vite rendu compte, que quoiqu'il faisait, il ne pourrait jamais effacer les attouchements de son propre père. Il haïssait s'imaginer qu'il puisse avoir une quelconque ressemblance avec lui, pourtant il n'avait prit que de sa mère ses yeux noisettes. Lorsqu'il raccrocha, il se rendit compte que sa s½ur et sa mère lui manquaient. Elles étaient son soleil, sa mère malgré son travail de nuit était toujours souriante et ne s'était jamais rendu compte de ce que faisait subir son père à Mizu. Il n'avait jamais réussi à lui dire, car cela l'aurait détruite, alors il se taisait...avait inventé une excuse le mettant responsable de son propre sort... Sa mère l'appelait de temps en temps pour prendre de ses nouvelles, et il ne savait par quel miracle celle ci ne connaissait pas son nouveau travail. La pauvre s'était il dit, elle ferait une attaque si elle le savait. Son portable se mit à sonner et il répondit.
- Yugi, j'ai un travail pour toi !
- Oui, patron !
- Tu vas devoir récupérer de l'argent pour moi, du moins le réclamer car ce con ne m'a toujours pas payé !
- Très bien patron et qui est ce ?
- Yuu le playboy !
- Très bien, j'y vais tout de suite, patron ! Dit il en raccrochant.
Il se leva, prit sa veste et sortit de l'appartement en prenant la direction de l'endroit où se victime devait traîner.

Rui de son côté, venait de se réveiller et déjeuné seul à la table de la cuisine. Son père était encore en voyage d'affaire et cela devait faire un mois qu'il ne l'avait pas vu. Cela n'était pas surprenant pour lui, depuis la mort de sa mère qui était survenu un an plus tôt, son père faisait en sorte de ne pas croiser son fils. Il savait que cela le rendait malheureux de le voir car il lui ressemblait tant. Il avait le même visage qu'elle, les mêmes yeux, le même nez. Il était le portrait craché de sa mère, jusqu'à la couleur de cheveux. Ils étaient bruns châtains et en ce dimanche matin en bataille. Normalement il les coiffé en pics mais aujourd'hui il avait la flemme de le faire. Devant son bol de riz, il se demandait ce qu'il allait bien faire de sa journée et décida d'aller faire un tour en ville afin de redécouvrir une ville dont il n'avait pas mit le pied depuis 6 ans. Lorsqu'il eut fini de déjeuner, il prit une douche et se revêtu d'un débardeur blanc et d'un pantalon noir. Il laissa ses cheveux en bataille et sortit enfin de l'appartement en se dirigea vers le centre ville. Les rues étaient assez calme en ce dimanche matin mais quelque chose avait retenu son attention, non plutôt quelqu'un qu'il sembla reconnaître. Il la poursuivit et dans un détour ce fit pousser violement contre un mur.
- On peut savoir pourquoi tu me suis ? Demanda calmement et froidement son interlocuteur.
Il leva enfin son regard vers celui ci et ne put s'empêcher de sourire. Il ne s'était pas trompé c'était bien lui, Yugi !
- Yugi, c'est moi Rui ! Tu te souviens ! répondit il joyeusement. Mais Yugi ne changea pas, Il le regarda impassible et le lâcha avant de reprendre son chemin. Rui ressentit une grande peine l'envahir. Ce n'était pas de cette façon qu'il s'était imaginé, les retrouvailles avec son meilleur ami. Seulement il ne se laissa pas faire, et couru à sa hauteur en lui demandant :
- Comment vas-tu ?
Celui ci se retourna doucement vers lui et il eut l'impression que son regard lui transperçait le corps.
- Ecoutes moi bien, ce n'est pas parce qu'on a été ami, que nous le sommes encore ! J'ai énormément changé et je ne suis plus le Yugi d'avant ! Alors à partir de maintenant restes loin de moi, où je serai dans l'obligation d'utiliser la manière forte ! Dit il en montrant son revolver qu'il avait dans la poche d'une de ses vestes.
Rui fut cloué sur le sol, et le regarda s'éloigner totalement sous le choc. Cela était donc vrai, Yugi était devenu un Yakuza, lui qui souhaitait devenir policier...Rui était déçu, lui qui était dépressif depuis la mort de sa mère, c'était fait une joie de revoir ses deux amis, mais ses deux personnes semblaient être totalement différentes. Il plaça ses mains dans ses poches et l'âme en peine déambula dans les rues encore silencieuses de ce dimanche matin.

Miu de son côté venait de s'éveillait encore en transe comme tout les matins. Lorsqu'elle reprit son souffle, elle se leva prendre une douche et se remémora sa rencontre assez fictive avec Riu. Je n'imaginais pas le revoir un jour...mais à l'heure actuelle, il doit tout savoir sur Yugi et moi. Je suis persuadée qu'ils n'ont pas manqué de le faire. Elle rit sarcastiquement et murmura :
- C'est peut être mieux ainsi,... au moins il n'aura pas à souffrir de nous fréquenter !
Son regard se voila de tristesse. Elle essuya les larmes qui commençaient à naître au coin de ses yeux, et sentit l'envie de prendre l'air. Elle prit son nécessaire à dessin et sortit de l'appartement.

Yugi se retourna enfin et remarqua qu'il n'y était plus. Il souffla soulagé et triste à la fois. Je ne peux pas le laisser m'approcher, les gens risqueraient de ce faire des mauvaises idées sur lui, et il en souffrirait...Il avait remarqué malgré le peu d'échange que son ami n'avait pas changé, toujours le même, souriant, amical et joyeux. Il doit comprendre qu'on n'est plus les même, Mui et Moi ! J'espère seulement que cette menace, le tiendra loin de moi, sinon je ne donne pas cher de sa peau avec les honnêtes gens comme avec les malhonnêtes. Ils se ferait une choix de le blâmer, de l'insulter et bien d'autres choses horribles, alors même si cela m'en coûte, je le tiendrait éloigner loin de moi !

# Posté le lundi 18 décembre 2006 13:35

Modifié le dimanche 03 juin 2007 17:31

Les anges qui ont perdus leurs ailes....Prologue + Chapitre 1

Les anges qui ont perdus leurs ailes....Prologue + Chapitre 1
Alors voici un de mes textes, plutout histoire que je viens de créer, elle est assez noire. Ne vous attendez pas à du monde en rose, mes personnages sont loin de croire encore aux contes de fées. Leur vie n'a pas été aussi simple.

Prologue :
La vie est un chemin semait d'embauches, tellement qu'on se demande parfois si celle ci vaut la peine d'être vécue. Ceci est l'histoire de trois jeune gens, trois anciens amis que le temps a séparés...pendant ce temps, beaucoup ont soufferts, d'autres ont connus la paix...mais cette histoire raconte surtout leur combat contre les autres et surtout contre eux mêmes...

Chapitre 1 :
Dans une chambre encore plongée dans les ténèbres de la nuit, une jeune fille se réveilla en transe. Des larmes perlaient sur ses joues d'un teint blafard, et son souffle était saccadé comme si elle venait de courir un marathon. Ce cauchemar ne lui laissait aucun répit...aucune chance de l'oublier, se répétant jour après jour, nuit après nuit dans son esprit, la hantant à tout jamais. Il semblait l'obligé à se souvenir de cette tragédie qui avait bouleversé sa vie à tout jamais. Ce sang sur les murs, ce couteau sur le sol, ces deux corps gisant au sol, et ses mains, les siennes couvertes de sang, sont les seules images qu'elle ne cessait de voir jour après jour depuis trois ans. Elle n'était plus qu'une marionnette inerte, qui ne laissait transparaître aucunes émotions, la rendant ainsi morte aux yeux des vivants.

Elle retrouva enfin ses esprits et se leva d'un pas vacillant afin d'arriver à son but. Lorsqu'elle y arriva, elle se laissa tomber au sol comme une masse et évacuant dans la cuvette des toilettes, tout le dégoût que lui avait occasionné de nouveau ce cauchemar. Quand elle en eut finit, elle se hissa difficilement à levier et se regarda dans la glace. Ses traits étaient blafards, tirés, laissant apparaître les cernes qu'elle accumulait depuis ce jour. Ses cheveux d'un noir ténébreux étaient décoiffés et emmêlés, comme si cela fessait un siècle, qu'elle ne les avait pas coiffés.

Malgré son jeune age, la jeune fille fessait penser à un cadavre et cela ne la dérangeait pas. Cela fessait trois ans qu'elle était ainsi, recluse dans un autre monde où ses souvenirs, la hantaient et la poursuivaient où qu'elle aille. Aujourd'hui n'échappera pas à la règle, si ce n'était pas eux qui lui rappelleront, ce seront ses camarades de classe qui n'hésiteront pas à la faire encore plus tomber. Elle laissa tomber sa chemise de nuit à ses pieds, et se glissa sous le jet glacial de la pomme de douche. Elle savoura avec sérénité, l'eau s'écoulant comme une purification sur son corps squelettique et anorexique. Après cette purification fictive de son être, elle s'habilla de son uniforme, se força à avaler un jus d'orange, et se mit en route en direction du lycée, qui était devenue son bourreau.

Elle ne se fessait réellement pas d'illusions, aujourd'hui non plus, ils n'auront pas oubliés ce qu'elle avait fait, et l'insulteront en la torturant comme à leur habitude. Elle savait qu'elle devrait se défendre, mais elle n'en avait pas la force, leurs mots la blessait au plus profond de son être et venaient renforcer jour après jour, ce qu'elle pensait tout bas. Depuis la mort tragique de ses parents, elle vivait seule dans un petit studio. Seul Ayama-sempei, son professeur principal s'occupait un peu d'elle. Elle ne lui demandait rien, elle se débrouillait comme elle le pouvait, avec ses faibles forces. Elle avait tenté plusieurs fois de l'envoyer au diable, mais celui ci tenait et veillait sur elle, dans ses faibles limites. Elle savait qu'elle lui fessait pitié, de toute façon elle avait le choix qu'entre deux sentiments face à ses interlocuteurs : soit elle leurs inspiraient une profonde pitié, soit une profonde haine...alors entre les deux, elle aurait préféré l'indifférence. Elle avait tellement prié pour qu'on oublie son histoire, mais celle ci était tellement horrible que même cinquante ans plus tard, tous les gens de cette ville s'en souviendraient.

Elle arriva enfin aux grilles du lycée, et ressentit déjà tout le dégoût et la haine des adolescents à son égard. Elle baissa la tête afin de ne pas les regarder et fonça droit vers les bâtiments en essayant de devenir sourde aux murmures cyniques et sarcastiques de ses camarades. Lorsqu'elle arriva dans sa classe, tout le monde se leva et la bloqua contre la paroi de la porte. L'un d'entre eux s'approcha d'elle en la giflant violement, la fessant tomber à terre.
- Tu oses pointer ton nez ici, sale meurtrière !
- Je ne suis pas une meurtrière, murmura-t-elle au bord des larmes.
Une grande blonde à son tour passa devant ses camarades, et ajouta :
- Tu ne nous la fais pas à nous, tu les as tué tout les deux, de tes propres mains !
- Non, c'est faux ! Cria-t-elle en se plaquant les mains sur ses oreilles.
Le jeune homme s'agenouilla face à elle et la regarda d'un air féroce :
- Tu les haïssais après tout, c'est normal ! Ta mère était une traînée effrontée et ton père un alcoolo parieur, même moi ils m'auraient dégoûté ! Mais cela ne justifie en aucun cas ton acte, meurtrière ! La seule chose que tu devrais faire, et d'aller les rejoindre car tu veux savoir pourquoi ?
Elle secoua vivement la tête en lui demandant de ne pas le dire, il sourit encore plus sournoisement et murmura :
- Car personne sur terre, ne restera longtemps à tes côtés ! Tu dois savoir que la pitié aussi à ses limites, Ayama-sempei ne sera pas éternellement à tes côtés, saches le ! Et qui prendra sa place plus tard ? Personne ! Car tu es tellement horrible qu'il faudrait être de ton espèce, pour rester auprès de toi !
Ses mots l'achevèrent, elle ne pouvait pas le supporter, pourtant il avait raison. Si seulement, elle pouvait revenir en arrière, elle voudrait que tout ce qui s'est passé se déroule autrement. Cette histoire aurait pu être évité, si seulement elle était rentrée quelques minutes plus tôt. Des larmes perlèrent enfin sur ses joues, mais elle ne pouvait pas se permettre de le faire devant eux, ça leur ferait trop plaisir, alors elle se leva difficilement et s'enfuit de la classe laissant derrière elles, les rires moqueurs et cruels qui était devenu son lot quotidien depuis tellement d'années.

Alors qu'elle descendait en courant les escaliers du lycée, elle percuta un jeune homme, qu'elle reconnu malgré le temps qui les avait séparés.
- Miu ? Murmura-t-il.
Elle baisa encore plus la tête et acquiesça avant de repartir en pleure. Le jeune homme qui était encore sous le choc de cette rencontre, ne se rendit compte que bien plus tard que son ancienne amie était en larmes. Il monta donc à contrec½ur à l'étage et pénétra dans sa nouvelle classe. Tout le monde le regarda avec étonnement et retournèrent rapidement à leur occupation sans ce soucier de lui. Seulement une conversation avait retenu son attention, un jeune homme assez hautain riait avec une grande blonde.
- Elle est vraiment pathétique cette fille, elle devrait savoir que ça ne sert à rien qu'elle s'entête à venir ici !
- Tu as tout à fait raison, elle mérite ce qui lui arrive ! C'est une meurtrière ! Comment a-t-elle pu tuer ses parents ? S'indigna la jeune fille.
- En tout cas, je serais heureux de savoir qu'on la retrouve morte quelque part, les gens de son espèce mérite la peine capitale ! Finit-il en éclata d'un rire sarcastique.
Le jeune homme se demanda si c'était de Miu qu'ils parlaient, et s'apprêta à leur demander lorsque, Ayama-sempei pénétra dans la salle. Il pria tout le monde de rejoindre son pupitre et commença son cours. Riu, qui fut présenté à sa nouvelle classe, constata que le jeune professeur jetait parfois des regards inquiets vers le seul pupitre vide de la classe, et sa crainte doubla encore plus. Serais-ce Miu la mystérieuse jeune fille qui était dans sa classe ? Et surtout était-elle la personne, qui a tué de ses propres mains ses parents ? Il espérait en son fond intérieur que cela soit faux, de plus il imaginait mal que sa meilleure amie lorsqu'il était enfant, soit capable d'un acte aussi horrible.

Lorsque la pause déjeuner sonna, un groupe de jeune fille l'entoura et lui posèrent un tas de questions. Qui était-il ? Dans quel coin de la ville habitait-il ? Lorsqu'il prononça où il habitait, un cri d'effroi rempli la salle.
- Tu habites dans le même coin que la meurtrière et le Yakuza ! Oh mon dieu, sincèrement ta famille est mal tombée ! Dirent-elles faussement désolées.
- Comment cela ?
- Cela se voit que tu es nouveau dans cette ville, répondit le jeune homme hautain dont il avait entendu la conversation au début de la matinée, Miu Shiraki et Yugi Tenshi sont les enfants déchus de la ville. Miu est connue pour avoir assassiné de sang froid ses deux géniteurs, et Yugi pour son long casier judiciaire ! On dit même qu'il est coupable d'un meurtre, mais que la police ne possède aucune preuve pour l'arrêter. Ses deux là, sont connus sous le nom des «enfants du mal !», on dit même que se sont les enfants d'un démon !
- Vous ne trouvez pas que vous abusez en disant cela ? Demanda-t-il choqué. Les deux personnes dont il parlait, ne lui étaient pas étrangères. Miu et Yugi était ses amis d'enfance et jamais il ne pourrait penser, qu'ils puissent être des assassins.
- Pour ce qui est des démons, peut être, mais pour le reste je n'invente rien, mon père et le chef de la police ! Je suis placé mieux que quiconque pour savoir de quoi je parle, répondit il sans aucun prétention.
Rui n'en revenait pas, cela serait vrai ? Ses deux anciens amis seraient devenus ainsi ? Pourtant ce matin les larmes, qu'il avait vues sur le visage si squelettique de Miu étaient sincères, comme si elles montraient que la jeune fille souffrait de tout son être!

Miu de son côté, était assise contre son lit dans son studio plongé dans les ténèbres. On avait l'impression que le temps venait de s'arrêter. Elle était là seule, plongée dans ses funestes pensés. Il avait raison, pourquoi s'entêtait-elle d'aller dans ce lycée ? Pourquoi n'en finissait elle pas ? Si elle mourrait, elle ne sentirait plus rien, plus aucuns remords, plus aucuns regrets, plus aucune peine, en fait elle ne ressentirait plus rien ! Elle sourit et ricana ironiquement.
- Oui, je ne ressentirais vraiment plus rien ! Mais je n'ai même pas le courage de le faire, moi l'horrible marionnette humaine, moi la fille la plus lâche sur terre !
Quelqu'un frappa à la porte, elle ne répondit pas, elle savait qui c'était et sourit ironiquement en murmurant :
- Yugi si seulement, tu n'étais pas un lâche toi aussi, je ne souffrirais plus de rester en vie !
Elle se leva difficilement et vint ouvrir la porte. Elle se retrouva face à son ancien ami. Le temps avait eu ses marques sur son corps, il avait grandi, maigri mais celui ci s'était musclés, son visage si souriant à l'époque avait disparu de ses traits. Depuis qu'il avait viré de bord, Miu ne l'avait plus jamais vu sourire. Elle ne connaissait pas ses raisons qui l'avaient poussé à devenir Yakuza, mais elle se doutait bien qu'elles valaient leurs pesant d'or. Mais sa bonté, malgré son travail était toujours là, au fond de lui et elle le savait. Elle s'en doutait car celui ci avait eu l'ordre de la tuer si elle ne remboursait pas les dettes de son père. Il lui était impossible de lui rembourser, elle n'avait même pas de quoi se nourrir ! Mais il ne l'avait pas tué ! Il avait donné l'argent de la dette de son père qui représentait quand même 862 800 yens et il lui demanda de lui rembourser semaines après semaines. Ils n'échangèrent aucuns mots, elle ouvrit la porte et le laissa entrer pendant qu'elle fouillait dans une valise qui était sous son lit. Elle en sortit une enveloppe et la lui tendit. Il la récupéra et s'apprêta à sortit du studio sans un mot lorsqu'elle murmura :
- Yugi, Rui est de retour !
Il se figea troublé et demanda :
- Qu'est-ce que cela peut me faire ?
- Je ne sais pas, mais je voulais seulement d'avertir, pour que tu ne sois pas surpris !
Et sans un mot, il sortit du studio en prenant soin de refermer derrière lui. Rui était de retour ? Il aurait mieux fait de rester là où il était, pour ne pas voir ce que nous sommes devenu Miu et moi ! pensa-t-il. La jeune fille pensait qu'il avait payé sa dette par pitié, mais cela n'en était rien, il avait peur pour elle. C'était lui qui avait demandé d'être sur l'affaire, car il savait très bien qu'un autre n'aurait pas hésitait à la supprimer ! Il savait que c'était ce qu'elle souhaitait, disparaître de ce monde pour ne plus être jugé, ni blessait. Il ne savait pas si elle était coupable où non, mais dans son fond, il était persuadé qu'elle ne l'avait pas fait. Il ne lui avait jamais demandé, comme elle ne lui avait jamais demandé, pour quelles raisons était-il devenu ce qu'il était.
Alors qu'il venait de rentrer dans son petit studio, il sortit l'enveloppe de sa poche et en retira l'argent, il y avait 1 000 yens comme d'habitude. Il savait qu'elle lui avait donné la totalité de son salaire, car il le voyait bien, les vêtements que la jeune fille portait étaient bien trop grands pour elle. En espace de quelques mois, elle avait tellement maigri qu'il avait peur pour elle. Il sortit une cigarette de son paquet, qu'il porta délicatement à ses lèvres et l'alluma. Il sentit paisiblement l'odeur du tabac envahir son corps et son environnement.

Depuis trois ans, lui aussi vivait seul dans son appartement, survivant sans l'aide de son tyrannique père, qui l'avait foutu à la porte après l'avoir tabassé à sang. Il avait pendant quelques temps, vécu comme un clochard dormant là, où il trouvait un abri contre le froid, et un jour il tomba sur quelqu'un. Cette personne était le boss de la mafia japonaise et l'avait pris sous son aile. Il était ainsi devenu un Yakuza respecté, même par les anciens du gang et vivait sa vie sans tracas.

Que demandait de plus ? Il fessait le travail qu'on lui donnait occasionnellement, comme par exemple amener un kilo de cocaïne à l'autre bout de la ville, allez frapper un client qui n'avait pas payé. Il se sentait néanmoins chanceux, car jamais encore son patron et tuteur ne l'avait contrait à tuer, à part pour elle. Il se souvint de la conversation qui avait suivit sa décision de prendre l'affaire en main.
- Si jamais, elle n'a pas les moyens de payer, je veux que tu la supprimes ! Elle me payera de sa chienne de vie !
Il avait acquiescé mais n'en pensait pas mot, jamais il ne pourrait enlever la vie à une personne et surtout pas à elle, son amie d'enfance.

L'image qu'il avait découverte lors de sa première visite après 3 ans de séparation, lui avait brisé le c½ur. Une marionnette humaine, voilà ce qu'était devenue son amie, une simple marionnette sans vie, sans aucune émotion. Il avait rapidement retrouvé son souffle et lui avait demandé si, elle avait les moyens de payer la dette de son père. Elle avait ricané ironiquement et avait murmuré, qu'elle n'avait même pas les moyens de s'en sortir, alors rembourser quelqu'un, s'était même pas la peine d'y penser. Malgré son avertissement qu'elle devrait payé de sa vie sinon, elle avait sourit tristement et avait murmurait :
- J'attendais ce moment avec beaucoup d'impatience.
Cela fut un véritable coup dur de l'entendre dire cela, et il lui avait murmuré qu'elle ne devait pas penser ainsi. C'est alors qu'il avait pensé à cet arrangement, il lui avançait l'argent et celle ci lui rembourser. Au début, elle refusa net disant qu'elle préférait qu'on l'a tue, que c'était ce que souhaitait tout le monde, mais il ne pouvait se résoudre à l'entendre dire cela et sortit en claquant violement la porte. Il avait remboursé sans son consentement sa dette, et lui demanda de la rembourser que quand elle le pouvait. Depuis ce jour, il la voyait régulièrement pour récupérer son argent. Lors de ses échanges, ils ne disaient mots, ne se regardaient même pas.

Aujourd'hui était la seule fois depuis trois ans, qu'ils avaient échangé des paroles. Rui était donc de retour ! Il sourit tristement aux doux souvenirs qui lui revenaient en mémoire : leurs grandes conversations sur la plage en plein été, où tous les trois fessaient le monde à leur idéologie, leur concours pour savoir qui était le plus futé...tout lui revint en mémoire. Ils étaient tellement sage à l'époque, voyaient leur futur d'une autre teinte que celle qu'ils vivaient. Il se rappela qu'a l'époque, il souhaitait devenir policier et rie ironiquement à cette pensée. Qu'aurait pensé le petit Yugi s'il savait ce qu'il allait devenir ?...Il refuserait sûrement de croire cela, et le frapperait pour le faire taire. Lorsqu'il termina sa cigarette, il s'allongea de tout son long et ferma les yeux avant de plonger, dans les bras de morphée.

Les cours venaient de prendre fin dans l'établissement scolaire, et Rio était désormais le seul encore présent dans la salle de classe. Il se demandait si ses amis étaient réellement devenus ainsi ? Lui qui se fessait une joie de les revoir ! Il se demanda comment allaient-ils réagir lorsqu'il aurait de nouveau l'occasion de leur parler ? Redeviendraient-ils, les personnes qu'ils étaient avant, où deviendraient-ils de nouveau ses personnes si peu sociable, que les gens prétendaient qu'ils étaient ? Cette question resta en suspend, mais il avait bien l'intention de savoir si oui où non, il devait espérer de se lier de nouveau avec eux.

Voila je suis curieuse de connaitre votre impression, alors laissez moi un petit com. Bisous à vous tous...

# Posté le dimanche 17 décembre 2006 17:12

Modifié le dimanche 03 juin 2007 17:32